dimanche 24 juin 2007
je vois pas le (bout du) rapport
Je profite d'une pause bien méritée dans l'écriture rocambolesque de mon rapport pour vous narrer l'histoire d'une vie mue par ses impératifs plus importuns qu' importants;
Revenons donc au début du commencement avec cette journée de jeudi, journée ma fois fort plaisante et agrémentée d'une petite fête de la musique tout à fait charmante.
Tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu'à mon retour à l'appartement, où à la lecture de mes mails - ô désarroi - je tombe sur un magnifique discours de ce bouffeur de chibre du département de MAP qui (je synthétise) me dit:
"Seb tu passes lundi 2 en soutenance, ce qui implique que ton rapport doit être sur le bureau de ton juri le lundi 25 juin"
Ma vivacité intellectuelle légèrement altérée par une dure journée de labeur et quelques verres à la fête de la musique, parvient tout de même à faire un rapide raisonnement que pour une meilleure compréhension de tous (même les plus roux d'entre nous), je vais tâcher d'exposer:
(rappel pour le lecteur, on est jeudi soir vers 00h30)
- Mon rapport de stage n'est pas commencé (pas même la page de garde)
- Pour être sur le bureau de mon juri lundi, encore faudrait-il qu'il soit fini, imprimé en trois exemplaires et envoyé demain matin
- Je n'ai pas fait de maths pendant mon stage -> Que raconter ?
Vendredi je prends donc mon courage à deux mains, et décide d'entreprendre la lourde tâche de planifier mon travail. C'est avec le sentiment du devoir accompli que je sors vendredi soir avec quelques compagnons dans un lieu d'ailleurs très sympa de Paris, puisque mon objectif est atteint: J'ai pris la décision de commencer samedi matin.
Nous voilà donc samedi matin 11h, pris par la sempiternelle angoisse de la page blanche, qui n'est heureusement que de courte durée puisque je réussis non sans peiner, à écrire la page de présentation de mon rapport.
Après une courte pause, il est 14h30 quand je décide de prendre le taureau par les cornes et de m'attaquer au vif du sujet. Et là un torrent d'idées géniales m'arrive au cerveau (faire un rapport en bande dessinée, écrire une phrase par page, mettre des photos de moi à mon bureau, moi au resto, moi aux toilettes (3 lieux que j'ai beaucoup fréquenté pendant mon stage)), mais il n'en est rien et je décide d'emprunter la classique voie du rapport de stage: je sors ma flûte traversière (au lecteur surpris je précise que le pipeau n'aurait pas suffit étant donnée la gravité de la situation)
Malheureusement un coup de téléphone vient m'arracher à mon élan de pougne acharnée. Alex m'appelle pour me dire que son voisin pend sa crémaillère. Mon sang ne fait qu'un tour, une bastos à Bastille est certainement le remède miracle pour me sortir de ce bourbier et je vais donc me la coller dans une petite soirée sympathique.
Grave erreur. Lorsque je parviens à décoller mes paupières inférieures et supérieures, je me rend compte de la tournure difficile que va prendre la journée. Mais c'est empris d'un courage homérique, que je me traîne jusqu'au métro pour aller retrouver les 6 pages que j'avais écrites la veille.
C'est vers 13h qu'ont lieu les retrouvailles. Grosse déception, rien ni personne n'avait rempli ces pauvres petites pages vides durant mon absence.
Je me retrouvais face à mon destin, seul.
Les quelques heures de labeur qui ont suivi nous amènent donc à maintenant où se rejoignent les styles littéraires de ce post et de mon rapport.
Que dire ? Oui, la soutenance va être difficile. Oui, si jamais il prenait à l'examinateur l'envie de lire ma prose, il aurait certainement le sourire aux lèvres, voire les larmes aux yeux.
Et enfin, oui, il m'est difficile de vous quitter pour retourner à mon devoir, et j'espère au moins vous avoir diverti, car oui, j'ai écrit le plus mauvais rapport de ma vie.
Seb
dimanche 17 juin 2007
Salut les pitchounes!
Salut les pitchounes!
Ca c’est encore un coup des petits chinois de l’accueil de l’hôtel: j’arrête pas de poster sur le blog, et ils bloquent en cachette tous les messages. Et en plus avec le clavier japonais, j’arrive pas à trouver toutes les lettres. Et aussi il y a le décalage horaire : quand j’envoie mes messages, vous dormez et vous ne les trouvez pas. Et aussi le mot de passe du blog, que j’avais perdu. Et aussi… Bon ok ok j’ai pas d’excuses ! (et pourtant j’y ai réfléchi !).
Pour couper court à certaines critiques venues d’europe, les eaux du Japon sont très agréables, bien qu’un peu froides en cette saison… Ce qui ne m’a pas empêché d’y barboter hier, en compagnie d’une (petite mais) charmante Japonaise. A propos merci mon petit manu pour l’idée des « échanges de langue ». Pour apprendre le Japonais, c’est pas l’idéal, mais par contre c’est un peu l’autoroute de la chope. Mais attention, hein, je vous rappelle que je suis un homme marié…
J’essaie d’en apprendre un peu plus sur mon destin à court terme, mais ma japonaise ne veux rien me dire. Et là, mon cœur s’accélère, une dame avec un pantalon vert essaie de me faire comprendre qu’il faut que je la suive. Mon regard effrayé parcours frénétiquement la pièce, à la recherche de ma japonaise, mais en vain : La fourbe est partie au toilettes une minute plus tôt, me laissant seul face aux maniaques du coupe ongle et de la cire chaude. Et la fuite est impossible. Elles ont pensé à tout : impossible de courir sans perdre une cheville avec mes tongs 37 fillette ! Ca y est je suis fait. Je me rends donc, ravale ce qui me reste de dignité masculine, dis adieu à mes poils, et suit docilement la dame en vert dans une petite salle. Là elle m’y enferme, avec pour seule compagnie mes craintes et une tasse de thé.
Mais je vais lutter ! Je ne laisserais pas des petits kniacs m’enlever mes poils et ma fierté. Je regarde autour de moi, à la recherche d’une arme plus impressionnante qu’une pince à épiler, mais trop tard ! J’entends des tongs en bois s’approcher de ma cellule. La seconde d’après, ma geôlière apparaît dans la porte, puis s’efface pour laisser passer ma japonaise… qui rigole et s’allonge sur le lit d’à côté. Ensuite, pendant une demie heure, je n’ai rien vu à ce qui s’est passé, car on m’a mis une serviette sur la tête, mais visiblement le massage qu’a reçu ma japonaise devait être un peu moins agréable que le mien, à en juger par les cris étouffés qui sortaient de sa gorge !
Tout d’abord, je tiens à préciser que la nourriture est très bonne ici. Mais par contre, la quantité est rarement au rendez vous (pour un japonais, la maison des X s’apparenterait à une orgie romaine !). Du coup je crois que mon estomac à perdu 75% de son volume, mais j’ai fini par m’y habituer : genre maintenant je tiendrais deux jours avec trois steaks et deux grains de riz (enfin s’ils vendaient des steaks ici) ! Mais à part ce petit facteur d’échelle, et une transposition du bœuf en poisson et des pâtes en riz, j’ai conservé le menu quasi unique qui nous réunissait chaque soir à l’x. Je sais c’est pas la grande classe, mais le bébé requin va a l’essentiel pendant la semaine. Parce que bon, je sais que c’est difficile pour certains glandeurs d’imaginer ça, mais comme seb vous l’a expliqué, le bébé requin est une espèce weekendambule, qui passe pour ainsi dire sa semaine en tête à tête avec son ordi. Son énergie de la semaine est donc consacrée à nager avec les gros requins, et à leur dire où trouver leurs futurs sushis. Il n’a que peu de temps pour se sustenter !
Sur ce je viens de m’apercevoir que je n’étais pas sorti de ma chambre de la journée, et que je n’ai plus rien à manger… Je vous laisse donc pour aller chasser ma pitance de ce jour !
bien à vous mes lapins !
votre bébé requin jaune
jeudi 7 juin 2007
From Paris to Berlin...
je n'ai pas posté depuis un moment; j'avale. Mais je n'ai pas eu beaucoup de temps depuis mon passage à Paname (pour le dernier RIR). Mes semaines sont assez chargées (pas vraiment à cause du travail, même si je m'y suis mis un peu). Par exemple ce soir, ça va peut-être vous sembler un peu surprenant, c'est le jour de mon cour de danse latine. Qui aurait dit que je viendrai à Berlin pour apprendre à danser la salsa, le mambo et autre rumba. Bien sûr il y a une explication rationnelle derrière cette apparente rousserie: je suis tombé dans un piège tendue par des filles. Et puis je me suis pris au jeu.
Rajouter à ça quelques petites soirées, au thèmes toujours très international (hier soirée hongroise) et un peu de sport ça change pas mal de la glande platâlienne.
Quand aux week-end, n'en parlons pas. Tous plus fatigants les un que le autres. Le dernier était le pire. Deux soirée complètement organisées à l'arrache, mais qui finissent super bien. Tenez vendredi soirée: je vais chercher Balov à l'aéroport, là on se perd dans Berlin, 2h30 de route. Puis on part, personne à la maison ne veut sortir, pour le première fois depuis que je suis ici on part à 4 mecs. Bien sûr on se fait refouler à l'entrée de la boîte, parce que en plus il est tard. Là on touche le fond. Grosse soirée loose. Mais je sors un numéro que j'ai choper le matin par hasard dans le bus, la fille est par chance dans cette boîte. Elle sort, fait les yeux doux au videur, dit que c'est son anniversaire... Ok, pour 2 seulement, dans une des meilleur boîte de Berlin! On peut même se la coller tellement c'est pas cher! Et là on rentre, Balov et moi en abandonnant nos 2 compagnons d'infortune. Puis la soirée commence, super jusque 8h du matin pour le petit déj avec 2 filles (françaises malheureusement).
Enfin voilà, tout va bien pour moi.
Tschüss,
PS: Manu tu veux qu'on l'organise ce trip? J'ai vu avec mon frère, ce serait cool que tu viennes.
dimanche 3 juin 2007
News from Paname
10 jours sans messages sur ce blog, non mais vous rigolez ou quoi ? Il y en a même certains qu'on ne voit plus jamais (ceux la voient pourtant le soleil se lever un peu avant les autres...).
Bon après ce petit rappel à l'ordre, les news de mon côté: le week-end dernier j'ai appris avec joie que j'avais le lundi de pentecôte férié et j'en ai donc profité pour faire un peu plus la chouille (une pendaison de crémaillère arrosée) et finir assez sale (comme d'hab diront certaines mauvaises langues). La semaine sinon il se passe pas grand chose parce que y a vraiment beaucoup de taf... mais bon c'est de plus en plus intéressant et en plus mardi j'ai trouvé dans un répertoire du pc que j'utilise à la sogé le rapport de stage de l'année dernière d'un mec de centrale donc je sens que je vais pas trop me fouler pour ça.
Ce week-end, petite soirée crèpes vendredi soir à Bastille suivi d'un pitit bar (l'objectif lune) ayant l'idée lumineuse de servir des pintes à 4 euros !
Et samedi soir, point point point point gamma avec quelques potes d'HEI, avec Gunther (il est trop ouf ce type) et les sunshine girls (elles sont trop ouf ces nanas), puis les classiques dancefloor, et autres salles avec un ptit tour quand même dans la salle vip pour faire les américains.
Voili voilou pour les nouvelle de mon côté, j'oublie sûrement plein de trucs (c'est ça la beauté du direct et de l'improvisation), mais je raconterai tout au fur et à mesure que je m'en souviendrai.
N'oubliez pas de raconter un peu votre vie aussi.
A plus
Seb